Il se trouve depuis longtemps que bon nombre de manifestations «antisionistes» sont programmées pour le vendredi, le samedi et, parfois, le cas échéant, les jours de fête juifs – afin de minimiser les possibilités de contre-manifestions efficaces. Il est normal, cependant, que les rassemblements et les protestations publics se déroulent pendant la journée.

 

Beaucoup de spécialistes sont tombés d’accord pour constater que la propagation de calomnies israéliennes lesquelles, de par leur nature on ne peut plus extrême, ressemblent aux pires mensonges véhiculés aux époques où l’antisémitisme battait son plein –  a joué un rôle non négligeable dans la génération d’hostilité antijuive au sein de communautés issues de l’immigration et originaires de pays à majorité musulmane.   Les sentiments antijuifs ne cessent de se répandre et de s’intensifier.

 

L’expansion considérable des médias et réseaux sociaux a largement facilité la propagation des désinformations dont il est question, tout en facilitant dans une large mesure la mobilisation rapide des militants des mouvements «antisionistes» et l’organisation dans plusieurs pays démocratiques, européens et autres, des démonstrations de force que représentent les «protestations collectives » où de nombreux activistes ont pu se rassembler ces dernières années. Autant de démonstrations de force, où on est témoin non seulement de slogans incendiaires, mais également d’actes de violence, susceptibles de mettre les forces de l’ordre sur la défensive – et donc toutes désignées, par le biais de graves perturbations de l’ordre public réelles ou potentielles, de faire exercer des pressions sensibles sur les gouvernements en question. De façon que les décideurs pertinents infléchissent leur politique dans un sens encore plus anti-israélien (ou dans un sens moins pro-Israélien, dans le cas des rares états toujours équitables envers les Israéliens).

 

Depuis le déclenchement de la deuxième Intifada, et surtout depuis 2009, on constate une tendance grandissante, chez une proportion non négligeable des activistes qui participent aux prétendues manifestations de «solidarité  avec le peuple palestinien» à exprimer ouvertement une hostilité antisémite – que, par le passé, on essayait de cacher en n’utilisant que des slogans antisionistes «politiquement corrects». Est-ce que certains manipulateurs et agitateurs envisagent d’exploiter la menace de violences antijuives pour exercer des pressions supplémentaires sur les élites politiques ? Outre les communications trouvées dans les médias sociaux qui constituent une véritable planification d’actes de violence antisémites, risque-il d’être programmés à certaines mosquées dominées par des chefs spirituels islamistes ou islamisants des prêches incendiaires le vendredi en question?