Comme je comprends l’hésitation et la décision au final de Barack Obama. Je le comprends vraiment. Je compatis oui avec le Président américain. J’ai même une once de pitié pour lui. Vous avez vu avec qui il doit partir à la guerre. François Hollande et son porte-avions le Chevalier Paul. Je croyais que Paul ne vendait que des baguettes. Cela me rappelle les films de Francis Weber avec Gérard Depardieu (Campana) et Pierre Richard (Perrin) dans La Chèvre, ou Thierry Lhermitte (Brochand) et Jacques Villeret (Pignon) dans le Dîner de Cons. N’est-ce pas dans ce film ou Brochand disait: “C’est pas la stratégie qui m’inquiète mais le stratège” Eh bien, je vois bien Barack Obama dire la même chose à John Kerry. D’ailleurs, il a du le penser très fort dès que le Parlement anglais a voté contre une intervention armée en Syrie. Il a du se dire: “God Bless America, que D-ieu évite de mettre le destin de l’Amérique entre les mains d’un playmobil”. C’est comme dans la Chèvre lorsque Meyer annonce à Campana qu’il va faire équipe avec Perrin pour aller sauver la P’tite Benz au fin fond de l’Amazonie alors que Perrin est connu pour être frappé de malchance ou lorsque Pignon doit ramener Mme Brochand chez M.Brochand “Ouf, on a les droits”. D’ailleurs les deux s’appellent François. Ils ont poussé loin le mimétisme. Dans le même temps, je vois bien le François camper le rôle de Villeret dans le Dîner de Cons. Sauf que dans ce cas là, au lieu de construire des Tour Eiffel en allumettes, notre François est plombier expert, le Mario Bros français, il répare un pays avec une boite à outils. Je le vois tout jovial à l’Elysée: “Prépare toi Assad, je vais te chasser avec mon tournevis, je te découperai en rondelles avec ma scie et je te brûlerais les doigts avec mon fer à souder” Et là comme le Pignon est toujours fier de lui, et qu’impossible n’est pas français, je l’imagine bien appeler Obama en lui disant: Hollande: “Barack j’ai un plan pour chasser Bachar, il est cruel et infaillible” Au bout du fil, Barack Obama était en pleine réunion avec les responsables de la Défense US, il répond et met le speaker pour s’accorder un bon moment de détente et une franche rigolade entre copains. Barack Obama: “Yes Françooiis, how are you? quel est ta strategy?” François Hollande: “On va aller tous les deux en Syrie et on va chasser Assad avec mon marteau magique, celui qui m’a permis de mettre la France dans un coma profond en moins d’un an et demi” Barack Obama: “Great François, that’s right, ton hammer est efficace, c’est vrai que ton pays n’apparaît plus sur nos écrans de contrôle depuis un an et demi. Oui, tu es un vrai magicien. Je dirais même mieux tu es le meilleur magicien french depuis comment s’appelle t-il, le tour de carte. Un conseiller du Président: “Garçimore, Mr President” Barack Obama: “Yes, Garçimore” François Hollande: “Oh, Tank You, Monsieur le Président” Barack Obama: “What? tu veux des Tanks, François, mais, tu n’as plus d’hommes dans ton armée, ils sont tous partis combattre aux côtés des islamistes en Syrie, au Pakistan et en Afghanistan” François Hollande: “Non Barack, nous les français, on n’a pas besoin de tanks, on a les tournevis, les scies, et le Chevalier Paul” Barack Obama: “What qui est le Chevalier Paul, un autre mousquetaire de la table ronde?” François Hollande: “C’est notre porte-avion, dernier modèle avec pour chacun des membres de l’équipage, le Minitel et le Bi-bop pour communiquer avec l’extérieur. Oui, avec Arnaud Montebourg, mon fidèle lieutenant, devenu expert de la marine marchande depuis qu’il a posé avec sa marinière et son pressoir électrique, nous voulons promouvoir le Made In France” Barack Obama et ses conseillers qui s’étaient retenus de rire pendant toute la conversation, n’ont pas pu résister lorsque François leur a rappelé le Bi-bop. Certains ont même déboutonné leur tenue de combat pour pouvoir respirer. François Hollande est au bout du fil et entend les rires des dirigeants américains et annonce à son Premier Ministre, Jean Marc Ayrault, que “les Etats-Unis ont l’air emballé par l’idée d’envoyer des tournevis combattre en Syrie”. François Hollande: “Barack, es-tu là?, Barack, je ne t’entends plus. Tu me fais une blague. Je sais que t’es un blagueur, on ne me l’a fait pas à moi, alors, tu veux aller avec moi en Syrie, nous sommes là avec Jean Marc Ayrault à attendre ta décision” Barack Obama: “Who? Ayrault? AhAh. Celui dont le nom signifie appareil génital en arabe” D’immenses éclats de rires explosent dans les couloirs du Pentagone. Certains généraux habituellement si sérieux sont affalés sur leur siège. Ils manquent d’oxygène. Le Président Obama n’avait pas autant ri depuis sa chute de pupitre lors d’un discours devant un parterre de femmes chefs d’entreprise. Et le Président américain de reprendre ses esprits: “Listen François, tu es à la fois Garcimore et Jerry Lewis, tu es un talent brut, le champion du monde, voire même le numéro un, tu es parvenu à détendre l’atmosphère d’une réunion critique sur l’avenir du monde entier. L’Amérique n’avait pas autant ri depuis qu’on a fait accepter l’idée à Israël de rendre des territoires pour avoir la paix avec les arabes. Je t’en serai à vie reconnaissant”. François Hollande le coupe: “J’ai appris en Corèze, c’est un certain Chirac Jacques qui m’a tout appris, tout enseigné” Barack Obama: “Je ne connais pas ton Jacques Chirac, but listen, you are awesome, tu es The Artist avec les dialogues et la parole. L’Amérique t’aime comme elle aime Mickey et Donald, je vais voir, d’ailleurs, avec le patron de Disney si on ne peut pas te construire un manège en ton nom. On l’appelera “The French Plumber”. Pour le moment, je dois finir ma réunion. Je te filerais un tank et Giulani en cadeau pour t’occuper de Marseille. This is the Bronx there, really. You have to do something François. Mon ami Binyamin dit “Tiye Gever” (Sois un homme en hébreu). Avant d’oublier: God Bless the Ayrault. God Bless America” François Hollande est en transe. Il n’avait jamais reçu autant de compliments d’un coup depuis son pot de départ de la Mairie de Tulle en mars 2008. Son plus fidèle partenaire, Jean Marc Ayrault est en émoi devant l’émotion du Président et lui demande. Jean Marc Ayrault: “François ma biche, calmez vous. Alors Monsieur le Président, c’est bon on va y aller en Syrie, on a le droit” François Hollande: “Oh Jean Marc, quel homme cet Obama, il m’a comparé à Mickey et Jerry Lewis mes deux idoles. Et surtout, il m’a dit qu’il m’offrira un tank pour régler les règlements de comptes à Marseille.” Jean Marc Ayrault: “Et la Syrie, Monsieur le Président?” François Hollande: “Il m’a dit Jean Marc, que vous étiez l’homme parfait pour régler tous les problèmes de la Syrie après la guerre, selon lui, vous feriez repartir la natalité. Vous êtes le baby boom syrien Jean Marc selon le Président des Etats-Unis”. Jean Marc Ayrault (agacé): ” C’est un honneur, mais la Syrie, on y va en Syrie?” François Hollande: “Faudrait surement que je le rappelle pour lui toucher deux mots, je lui parle de Christiane Taubira ou non?…”

François "Pignon" Hollande, seul en action.

François “Pignon” Hollande, seul en action.

*Au final quitte à choisir entre le plombier français et le boucher syrien, Barack Obama a préféré sacrifier le premier.

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