Dans la nuit noire d’un samedi soir à Jérusalem, les sirènes de la Magen David Adom hurlent à pleins poumons. Dans l’ambulance gémit un patient pas comme les autres. Nom : Netanyahou. Prénom: Binyamin. La nouvelle s’ébruite comme une traînée de poudre. Le Premier Ministre israélien a été transporté vers l’hôpital Hadassah Ein Kerem de la capitale. Symptôme: Maux violent à l”intestin. Diagnostic final des médecins: le chef du gouvernement souffre d’une hernie ombilicale.

Mais question: Qu’est-ce-qu’une hernie ombilicale?

Réponse: Hernie fréquente chez les enfants causée par une faiblesse congénitale au niveau de la ligne blanche au niveau du nombril. Elle peut s’aggraver dans deux situations bien précises: cirrhose avec ascite ou prise de poids anormal ou insuffisance respiratoire.

Cirrhose? Insuffisance respiratoire? Bibi forcerait-il sur la bibine? Pourtant, Bibi ne manque pas d’air.

Toutes ces interrogations vont bientôt trouver des réponses car l’hernie ombilicale nécessite une intervention chirurgicale par cure ou par cœlioscopie dans le but de replacer l’intestin dans sa position normale. Le chirurgien s’apprête donc à pénétrer dans les entrailles de celui qui détient une partie des clés de l’avenir du peuple d’Israël et du monde dans son ensemble. Trois coups de bistouri dévoileront les secrets les mieux gardés de la planète.

Binyamin Netanyahou opéré d'une hernie ombilicale à l'hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem.

Binyamin Netanyahou opéré d’une hernie ombilicale à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem.

Deux heures du matin, l’opération est censée débuter. Les médecins endorment le patient. L’hernie ombilicale peut exiger une anesthésie générale ou locale. Premier constat du chirurgien, le patient encaisse sans broncher la piqûre. Ses yeux se ferment. Le silence se fait. Les médecins sont stupéfaits de constater que le malade semble rompu aux techniques d’endormissement. Pendant ce temps, plongé dans son inconscient, Bibi se souviendra que Bill Clinton, alors président des États-Unis, avait procédé à la même technique d’hypnose pour le convaincre de céder Hébron, le nombril du peuple d’Israël. Il s’y était mis à deux avec le serpent Arafat pour endormir la bête et lui faire signer les accords de Wye Plantation. C’était il y a 15 ans. La digestion a été semble t-il difficile puisque les chirurgiens ont trouvé des traces de blessures au niveau de l’intestin. Selon eux, les maux du chef du gouvernement de l’Etat hébreu daterait de ce 23 octobre 1998.

Mais l’opération ne fait que commencer. Le mal est profond et l’intestin a été endommagé par une strangulation violente. Voir ses frères déportés d’un lieu où ils avaient pris leur quartier depuis 2000 ans peut effectivement provoquer un étranglement de l’intestin. Ajouté à cela, la vision de leurs corps déchiquetés explosés sous l’effet des bombes humaines a provoqué chez Binyamin Netanyahou de violents troubles digestifs. Il faut dire, par ailleurs, que les plats servis à Washington et Ramallah étaient avariés, servi depuis 2000 ans, ou pire impropre à la consommation pour un enfant d’Avraham, Isaac et Jacob. Mis en bouche et ingurgité, cela conduit à une allergie de Hébron au point de s’en séparer.

Binyamin Netanyahou signe la déclaration de sa maladie à Wye Plantation le 23 octobre 1998.

Binyamin Netanyahou signe la déclaration de sa maladie à Wye Plantation le 23 octobre 1998.

Les soins se poursuivent. Le patient est plongé dans un coma artificiel et les médecins continuent leur voyage dans les tréfonds de l’un des plus importants nombrils du monde. Ils tentent de dérouler le fil de l’intestin mais les nœuds sont nombreux et menacent de boucher tout le tube digestif. Selon les spécialistes, cet embouteillage intestinal s’est déclaré ces dernières semaines. Munis de leur caméra de surveillance, ils scrutent son tracé. Quelle ne fut pas leur surprise de voir apparaître sous leurs yeux une sorte de monstre bicéphale. Un visage avec une tache noire et un serpent à lunettes. Ils se regardent face contre face comme s’ils discutaient.

Mais de quoi peuvent-ils bien causer pour causer un tel bouchon. Cela doit être vraiment important comme discussion pour provoquer de tels ralentissements. Les médecins sont curieux. Ils ont disposé leur caméra d’un petit microphone. Malgré les ruptures de vaisseaux, ils parviennent à déchiffrer leurs langages. C’est de l’anglais et de l’arabe. Ils ont l’air de se comprendre. Que se disent-ils, approchons le micro:

Dialogue entre la tache noir et le serpent à lunettes: “Comment le ramener à table?”, “comment engager la conversation?” “quel sera le meilleur menu?, “l’entrée sera un plat de 104 vers de terres retenus pour l’instant dans son gros estomac, ils seront accompagnés d’une sauce toujours au gout de vers de terres répandus dans ses tripes, le plat de résistance sera plusieurs parcelles de pommes de terre accompagnées de côtes de moutons spécialité de la région, en dessert, la touche finale, le gâteau marbré qu’on tentera de lui faire partager en quatre”.

La tache noir: “Beau menu, mais il y a quinze ans lorsque nous l’avons atteint une première fois, il mangeait notre alimentation. Sa première indigestion l’a conduit à faire plus attention. Il souhaite maintenant que l’on respecte le fait qu’il descende d’Abraham, Isaac et Jacob.”

Le serpent à lunettes: “J’ai tout ce qu’il faut pour l’abattre à jamais.”

Le visage noir: “Et que nous mijotes-tu de bon cette fois?”

Le serpent à lunettes: “Mon menu s’appellera: “la Paix”. Il plongera car il adore ça. Il est friand de ce met. Il en mange toute la journée. C’est son plat préféré.”

Le visage noir: “Tu es génial serpent à lunettes.”

Le serpent à lunettes: “Wooula, c’est vrrrai.”

Binyamin Netanyahou en compagnie de la tâche noir et du serpent à lunettes

Binyamin Netanyahou en compagnie de la tâche noir et du serpent à lunettes

Les médecins sont stupéfaits, bouche-bée par ce qu’il venait d’entendre. Ils pouvaient s’attendre à faire des découvertes surprenantes dans le ventre du Premier Ministre d’Israël mais pas de cet acabit. C’était l’une des révélations les plus importantes du monde de la science et de la politique.

Désormais, ils avaient mis le doigt sur la source du mal. Il fallait dénouer les fils de cette intestin et le replacer à son endroit naturel. D’une opération bénigne se jouait en réalité l’avenir d’Israël. Leur objectif était de démêler les fils de l’Histoire.

Pour atteindre leur but, les médecins vont pouvoir délivrer un diagnostic bien plus précis que le précédent: leur patient souffre d’une pathologie aiguë à ne pas résister de s’asseoir à une table où on lui présente des mets d’apparences succulents mais qui lui sont interdits à la consommation. Apparemment, le Toc resurgit tous les quinze ans. Ces plats lui provoquent maux de ventre violent, indigestion et étouffement. Malgré sa corpulence et son embonpoint, le sujet est faible à la vue d’un cochon grillé entouré de fayots. Dès la fin du repas, le malade est comme saoulé par ce qu’il vient de manger mais aussi par le bruit incessant de ce tam-tam qui répète sans cesse: “paix” et “concessions douloureuses”.

Les spécialistes affirment qu’il souffre sans le savoir comme un alcoolique ou un drogué. Tous ces repas, toutes ces discussions, tous ces palabres lui ont provoqué une cirrhose qui ont déclenché son hernie ombilicale. Pour dénouer les fils de son intestin et le remettre à son endroit initiale, il faudra que les médecins parviennent à renouer le lien du cordon ombilicale avec sa source à savoir la mère patrie.